«Être heureux, c'est accorder de la valeur à tout ce que l'on possède»       Milton Erickson


« Le problème du monde, c'est que les imbéciles sont présomptueux et les gens intelligents bourrés de doutes. »    Bertrand Arthur William Russell

 


Lui (un des ex-chéri)

Aujourd'hui, nous vivons un lundi, un jour symbolique pour plein d'autres gens comme moi.
Un lundi, est le début d'une semaine. Pour moi, un début doit être la fin de quelque chose mais les lundis ne sont que le début d'une semaine. La fin de la semaine restant le dimanche...Voilà, on se comprend très bien j'en suis sûre.


Je vais encore parler de Lui pour enfin tourner cette page...Après tout ce que j'ai raconté ce samedi ( Dernier contact avec Lui ), je vais mettre le point, après je n'ai plus envie d'en parler, sauf les anecdotes.


Voilà, ce blog a été crée à cause de Lui. Aujourd'hui, je dirais plutôt "grâce à Lui". Car j'ai un autre attachement maintenant. Et Lui va partir de ma vie... Définitivement.

Mardi dernier il est passé à la maison. Toujours pour récupérer ses affaires. J'allais les emmener à son boulot à St Jean mais il est venu chez moi à 08H00. En me disant que sa journée de travaille avait été annulé. Je n'y' crois pas beaucoup.
Il a monté, je lui ai ouvert la porte, oui.
Il a voulu me prendre dans ses bras, je n'ai pas voulu. Il m'a dit que je n'étais pas obligée d'être distante avec Lui. Je lui ai dit que ce n'était pas par obligation. Ma franchise l'a beaucoup dérangé.

J'ai beaucuo envie d'en finir avec Lui. C'est pour cela, je coupe court.
Il est venu et parti. Après quelques détails que j'ai entendu mardi dernier, maintenant je crois bien que le weekend dernier il m'espionnait quand j'étais avec Mon Colocataire.

Je regrette un peu les 11 mois que j'ai passé avec Lui. C'est dûr de se l'avouer mais j'aurais du j'aurais du j'aurais dû... Ce n'est pas la peine de me dire ça peut-être. Mais j'accepte enfin que j'ai fait n'importe quoi avec Lui. Et je peux dire que c'est une bonne expérience de vie mais là, je veux juste qu'il parte de ma vie.

Allez ! ! ! Hoop ! Il part  ! ! !

En espérant qu'il n'y ait plus d'article à son nom.

Je n'ai même plus envie de raconter le dernier contact. Tantpis. C'est fini. FINI !






Voici mes derniers contact avec Lui. Je crois que dans très peur de temps je tournerai la page définitivement et vous comprendrez pourquoi après ces derniers contacts incroyables que j'ai eu avec Lui.

"Fini. C'est fini. Ca va peut-être finir" in Fin de Partie de Samuel Beckett.










Il m'a appelée plusieurs fois la semaine passée. Il voulait me voir bien sûr. Mais pour dire la vérité, je n'ai plus d'envie de me disputer, de m'angoisser dans ma vie. Donc je l'évitait. Quand j'étais à Paris il m'a appelé aussi.

Il m'appelait le matin comme au soir pour me dire que je ne lui avais pas donné sa chance, qu'il n'avait plus envie de vivre, qu'il avait envie de moi, je pouvais l'appeler quand je voudrais passer une nuit avec lui, que j'étais injuste avec lui, est-ce que je l'aimais encore etc etc etc...

Une des fois où il m'a appelée, c'était pour me raconter un de ses rencarts. Il m'a dit comment il a rencontré la fille sur Internet, et qu'ils s'entendaient bien, c'était une "arabe" (comme Lui il prononce la chose), et "bizarrement" ça se passait bien, et il allair la voir tel jour. Je lui ai dit quelque chose du genre "bon courage, j'espère que ça marchera". Il m'a même pas demandé comment j'allais. J'ai voulu lui dire quelque chose concernant mon stage (j'étais joyeuse car j'étais invitée à l'Ambassade de mon pays pour une réception avec les artiste). Il n'a pas voulu écouter en me disant qu'il n'avait pas beaucoup de forfait.

Une fois j'étais sur msn, mais je n'étais pas devant l'écran. En revenant je vois qu'il m'avait fait sonné une dizaine de fois, en laissant des mots du genre : "pourquoi tu ne me réponds pas?" ou "c'est du n'importe quoi que tu me fais" ou bien "ça commence à m'énerver".
En revenant je lui ai répondu que je n'étais simplement pas devant l'écran. Il s'est excusé et m'a dit que je lui manquait beaucoup.

Une autre fois il m'a appelé pour me dire qu'il était très très triste car ça n'avait pas marché avec "l'arabe". (Il faut ajouter qu'il a des problèmes concernant le sujet du racisme envers la culture musulmane, moi, je me permet de le qualifier de "islamophobe" et même "raciste" après avoir subi ses crises de nerf pendant dix mois). Apparement  lors de la troisième soirée avec la fille, pendant une discussion, elle lui a dit que la porte de voile n'était pas quelque chose de mal en soi. Il lui a dit de partir et de ne plus le voir. Rapidement comme ça, il a viré la fille de chez lui. En tout cas c'est ce qu'il raconte.
J'ai fait quelque commentaires vite-fait mais il ne voulait pas m'écouter, de toute façon mon point de vue n'a pas d'importance, tout ce qu'il veut c'est que je l'écoute et que je sache qu'il sort et couche avec des filles et qu'il ne cède pas, il a toujours ses principes que j'avais "malheureesement" critiqués. C'était un peu tendu comme conversation car il a recommencé à me FAIRE DIRE que je l'aimais encore, qu'il était l'homme que j'avais plus aimé au monde, que si c'était fini entre nous, c'était à cause de moi, car je n'avais pas su être patiente.

Une autre fois il m'a envoyé encore un sms pour m'annoncer qu'il avait  trouvé une sénégalaise. (C'est étonnant, il est très fière d'être français, il n'arrête pas de critiquer les autres cultures et il ne se trouve que des étrangères). Que la fille était super sexy et qu'elle était génial, qu'ils s'entendaient bien et qu'il allait la rencontrer dans quelques jours.

Le jour arrive, il m'appele la nuit très tard pour me dire qu'il a envie de mourir. Il pleurait. Il me disait en pleurant "je hais les arabes, c'est toujours à cause de ces cons que ma vie est comme ça. Ils m'ont encore gâché une éventuelle relation". Je ne voyais toujours pas comment les arabes pouvaient ENCORE lui gâchait une relation. Je l'ai laissé parler car à des moments comme ça, il ne faut surtout pas faire l'avocat du diable et le contredire car sinon la discussion se dérive en dispute et ça se termine mal.
Apparemment ils ont passé une très bonne soirée et en rentrant chez lui, il y avait des jeunes racailles (si je puis me permettre de les califier ainsi) qui rigolaient. Il tenait la main de la fille et il a voulu changé de troittoir. La fille lui a demandé le pourquoi et il a répondu qu'ils avaient passé une telle bonne soirée qu'il ne voulait pas que ce soit gâchée gâchée à cause de ces "petits cons". La fille ne le connaissant pas, fait l'avocat du diable et l'accuse même d'être peureux. Ils se disputent en plein milieux de la rue. Il lui dit de partir, de ne plus jamais l'appeler. Voici encore une fois il a viré une fille.
Je n'ai pas fait beaucoup de commentaire, la chose qui me dérangait qu'il s'en fichait complétement de ce que j'allais dire. Il a fini son histoire et il m'a dit "Bon, écoute Kaleyd'o, je n'ai plus beaucoup de forfait, je t'embrasse très fort, tu me manques beaucoup et quand tu reviendras sur Lyon, je t'invite chez moi, nous ferons une soirée DVD".
Mon oeil ! Tu ne comprendras jamais que je ne mettrai plus jamais mes pieds dans ton appartement, dans ce lieu maudit ? ! ! !

Une nuit il m'appèle très tard. Il pleure. Je comprend tout de suite qu'il est en train de faire une crise de nerf, une crise d'angoisse. Durant ces crises, il n'arrive pas à respirer, il perd toute logique et il pleure, il répète toujours les mêmes phrases et il a un discours très destructif et violent. En fait, il venait de coucher avec une fille, avec qui ça s'était merveilleusement bien passé, qui avait un corps de je ne sais quoi, je passe les détails érotiques, et apparement le préservatif a craqué car ils ont fait l'amour tellement longtemps que etc etc... Il me raconte encore plein de détails. Je l'écoute sans rien dire. Il fait même des comparaisons avec moi et elle, etc. Et ensuite le préservatif a craqué. Là, il faut ajouter que le SIDA est son cauchemard et il ne fera jamais l'amour sans préservatif, et c'est son obsession. Alors, en le connaissant bien, je savais à quel point il était angoissé car c'était une fille assez libertine, donc selon Lui elle aura des chances d'avoir une maladie. Alors j'ai essayé de le calmer.
Bien sûr il ne voulait en aucun cas d'aller faire un test. Il ne voulait rien écouter. Je lui ai dit n'importe quoi car je ne savais pas quoi dire. Il s'est calmé un peu, il s'est excusé de m'avoir appelé aussi tard et il m'a fait encore ses salutations distinguées, il a disparu pour un bon moment.


Quelques jours plus tard il m'a appelé encore pour parler d'une fille avec qui il avait couché récemment, et au bout d'un moment il a enfin pensé à moi et m'a demandé si j'allais bien : je lui ai répondu :
"oui très bien, je suis amoureuse".
Il s'est enervé et m'a répondu (en pensant que je parlais de Le Nouveau) :
"ça je le sais, arrête de m'en parler".
J'ai quand même voulu dire pour qu'il arrête enfin de m'harceler :
"Non, ce n'est pas la même personne. Je suis vraiment amoureuse".
Lui : "C'est un français?"
Moi : "Non"
Lui : "Hmmm"
(silence)
Lui : "J'en étais sûre. Tu n'attendais que ça".
Moi : "Comment ça?"
Lui : "De toute façon, toi et ta petite culture, tu n'as jamais su t'épanouir".
(silence)
Lui : "Il t'aime au moins?"
Moi : "Oui."
Lui : "C'est qui?"
Moi : "Mon colocataire qui est en même temps mon ami du collège"
Lui : "Ha ha! Tu dois être contente d'avoir encore trouvé un type de ton petit milieu ! (...) Arrête ! Je ne veux pas que tu m'en parles. Avant que je trouve une fille, je ne veux pas que tu m'en parles"
Moi : "Oui mais toi non plus ne me parle pas de tes sentiments alors"
Lui : "Pourquoi? Tu es jalouse?"
Moi : "Non, pas ça, mais quand tu me parles de tes aventures, ça me donne envie de parler de ma joie et tu m'obliges à me retenir dans mes discours, alors c'est quelque chose qui m'occupe toute la tête, comment tu veux que je te parle, s'il faut que je censure la quasi-totalité de ce que j'aimerais dire en ce moment?"
Lui : "J'aimais bien quand tu me parlais de ton stage"
Moi : "Oui mais, c'est restreint. Soit on parle tous les deux de ce qu'on veut, soit on ne s'appele plus"
Lui : "Bon, d'accord. Au revoir"
(Il raccroche au nez)

Quelques jours après, je reçois un sm de sa part qui m'annonçait qu'il avait trouvé une copine :
 "je suis très content, j'ai trouvé une antillaise de 36 ans, je l'emmène chez moi ce jeudi soir".
Quand j'ai eu ce message j'étais avec Mon Colocataire. Il m'a dit en rigolant de lui répondre
"Ecris-lui que Ton Colocataire a trouvé une XXXX(ma nationalité) de 26 ans qui fait très bien l'amour".
C'était bien sûr pour rigoler mais j'ai eu envie de le faire. Le lendemain, j'ai reçu des messages téléphoniques dans lesquels il hurlait de rage, il hurlait très fort. Il m'a appelé de nouveau, pour m'engeuler. J'ai joué l'imbécile en lui disant :
 "Ah je suis désolée mais ça m'a echapé comme ça, j'ai voulu te répondre de la même manière."
On s'est disputé pendant une demie heure. Il a dit des choses du genre :
"J'espère qu'il creuvera aussitôt ce type."
Je lui ai raccroché au nez. Il a continué à m'appeler. Je lui ai dit que l'on n'avait plus rien à se dire. Il s'est excusé et il a pleuré. Je lui ai dit que l'on ne se parlera pas jusqu'à ce qu'il se sente bien.

Après cette dispute-discussion, nous ne nous sommes pas contacté jusqu'à mon retour à Lyon. Sauf un matin il m'a appelé pour me demander quand est-ce que je rentrais, car il fallait qu'il récupère ses affaires qu'il avait laissé chez moi : son caméscope (dans lequel se trouve une captation d'une scène érotique qu'il avait faite avec son ex), ses brouillons de sa thèse, quelques jeux de société... Je lui ai dit que je ne savais pas quand est-ce que je rentrais mais qu'il pouvait appeler la personne qui restait chez moi, qu'il n'y avait pas de souci pour qu'il puisse récupérer tout cela même si je ne suis pas à Lyon. Il m'a dt qu'il ne voulait pas et qu'il attendra mon retour. Cela ne m'a pas plu car je n'avais pas envie de le voir.

Le jour de mon départ de Paris, on s'est croisé sur msn où il m'a demandé quand est-ce que je rentrais. Je lui ai dit :
"dans la semaine, je ne sais pas exactement, peut-être même ce soir".

Il m'a dit de m'appeler quand j'arrive. Je lui ai dit que de toute façon je n'aurai pas l'occasion de le voir car j'étais prise toute la semaine et que le week-end mon copain venait chez moi. Il était dégouté mais nous ne sommes pas disputés quand même.

Dans la semaine il m'a appelé. Je lui ai dit que je ne pouvais pas le voir. Je lui ai redit aussi que le week-end il y avait mon copain qui venait.

Samedi, il appele à la maison. J'étais bien heureuse avec Mon Colocataire mon amour.
Lui : "Oui Allô Kaleyd'o? Je t'appele juste pour te dire que j'ai des choses à toi, et il faut que l'on se voie pour que je te les donne et également j'aimerais récupérer mes affaires"
Moi : "Euh...Je ne sais pas comment et quand on peut faire cet échange car..."
Lui : "Bon, d'accord je comprend. Tu n'es pas disponible c'est ça?"
Moi : "Ecoute, en fait, je ne sais pas quand est-ce que..."
Lui : "Bon, quand même il faut qu'on se voie non? Tu ne peux pas les emmener..."
Moi : "Ecoute Lui, je ne sais pas à quelle heure je vais sortir et ..."
Lui : "Bon, d'accord. On fera ça une autre fois ce n'est pas grave".
Moi : "Bon d'accord".

J'ai raccroché. Mon Colocataire, dans le lit, me parle tout doucement :
"Kaleyd'o, mon amour, je suis désolé mais, en fait... Je ne sais pas comment dire... On ne peut pas faire ça aujourd'hui ensemble, pendant que je suis là? Car je m'inquiète un peu. Ce type est un peu bizarre et je préfère être avec toi quand tu le vois"
Moi : "Bon, d'accord, c'est une bonne idée. Comme ça il te verra et il réalisera que je suis avec toi".
Mon Colocataire : "Merci mon amour. Vraiment."

Je rappelle Lui : "Ecoute Lui, en fait, j'ai réflechi. Aujourd'hui finalement c'est possible. Quand est-ce qu'on pourra..."
Lui : "Tu n'es pas seule?"
Moi : "Non, mais ce n'est pas grave. Où est-ce qu'on pourra..."
Lui : "Mais non, ce n'est pas possible aujourd'hui car, c'est la fête de la lumière et je n'aimerais pas me promener avec mon camescope quand il y a plein d'arabes dans les rues"
Moi : "Sinon, on fera ça demain non?"
Lui : "On fera ça une autre fois."

Je me suis dit, si de toute façon il n'était pas disponible pour récupérer son camescope (en disant en plus que c'était la chose la plus urgente et importante), comment ça se fait qu'il me dit par la suite que ce n'est pas possible ce jour là? Je sais très bien le pourquoi.
Mon Colocataire n'était pas rassuré. Mais on a quand même passé une excellente journée.

Dimanche matin, le lendemain, le téléphone fixe sonne. Je vois un numéro international 00 44... Je répond. C'était Lui.
Lui : "Oui, Allô Kaleyd'o?" (avec une voix maladive, et naze) "Je suis désolé de t'appeler comme ça, en plus tu ne dois pas être disponible mais j'ai un service à te demander. Je suis désolé.."
Moi : "Qu'est-ce qui se passe?"
Lui (avec une petite voix que je n'entend presque même pas) : "En fait je n'ai rien mangé depuis 24 heures et là je ne me sens vraiment pas bien. Je crois que je vais m'évanouir. Est-ce que tu pourais m'emmener un truc à manger. Je suis désolé mais je ne me sens vraiment pas bien"
Moi : "Qu'est-ce qui t'arrive? Ca ne va pas? Pourquoi tu n'as pas mangé?"
Lui : "En fait, hier soir j'ai rencontré une fille sur Internet. Après elle est venu chez moi. On a fait l'amour toute la nuit, c'était génial. Mais je n'ai pas eu l'occasion de manger quoi que ce soit. Et ce matin, vu qu'on a fait l'amour toute la nuit, je n'ai pas eu le temps de passer chez mes parents pour prendre le petit déjeuner et vu que je n'avais rien à manger chez moi... Et voilà... Là je ne me sens vraiment pas bien. Désolé de t'appeler comme ça mais si tu m'emmène un kébab, je te rend l'argent tout de suite."
Moi (perplexe) : "Euh... Ecoute Lui, je ne sais pas quand est-ce qu'on va sortir de chez moi..."
Lui : "Bon, laisse tomber. De toute façon...Ce n'est pas grave."
Moi : " Non, mais je comprend bien sûr. Si tu dis que tu vas mourir de faim oui mais...Euh...Je ne sais pas...En fait tout à l'heure je peux peut être t'emmener un petit truc de chez moi..."
Lui : "Non, non, laisse tomber. En plus tu n'es pas seul. Tu es avec lui n'est-ce pas?"
Moi : "Oui, bien sûr"
Lui : "Je vois ! Merci quand même. Laisse tomber ce n'est pas grave."

Comme ça, de nouveau il  voulu me voir, et finalement il n'a pas voulu.


La suite de l'histoire, je la raconterai une autre fois car ça fait un bon moment que j'écris et j'ai envie de sortir un peu. En tout cas me changer les idées. Je l'ai vu finalement mardi matin. J'ai envie de raconter cela.

Ce cher copain, monsieur Lui, aimait beaucoup aller au Parc de Miribel où se trouve une plage quasi-naturiste. Je ne vous ai pas parlé encore de ses obsessions sexuelles, de son voyeurisme, ses coquineries, perversions etc. Il voulait à tout prix me convertir dans son mon de libertinage et partager tous ses plaisir avec moi. Dès le premier jour je savais qu’il avait des fréquentations différentes que les miennes mais je n’avais pas capté qu’il aurait voulu m’intégrer autant dans ses habitudes. Je n’ai jamais aimé l’idée d’échangisme, de mélangisme ou de partouze. Mais j’aimais bien lui poser des questions pour comprendre comment c’était. Il voulait m’emmener au parc et mater les couples. Je voulais bien aller au parc mais à condition qu’il fasse ses coquineries tout seul. Après de semaines et des semaines de discussions, on a trouvé le chemin milieu. On allait aller au parc mais chacun allait faire ce qui lui plaisait. J’ai préparé le sac de pique-nique, j’ai pris mon bouquin, ma serviette, ma graisse à traire, des cigarettes et du café. Lui connaissait bien le parc et m’avait proposé d’aller quand même vers les nudistes, même si je n’étais pas obligé d’enlever mes vêtements. J’ai accepté, j’allais pique-niquer avec lui, j’allais me baigner mais je n’étais en aucun cas obligée de le suivre dans ces actes. Il allait se promener et revenir et tous les deux allions être contents.

Par contre, il a fallu marcher beaucoup pour atteindre la plage des nudistes, naturistes. Au bout de vingt minutes de marche, je lui ai demandé si on avait encore beaucoup de route. Il m’a dit « pas beaucoup ». J’ai demandé où on allait, il m’a répondu « arrête tes questions et fais moi un peu confiance ». J’ai répondu « oui mais je veux quand même savoir où on va car j’aime bien me repérer, surtout dans la nature ». Là, il a commencé à s’énerver. Je l’ai senti tout de suite grâce à ses soufflements qui accéléraient. Je n’ai pas voulu me taire et j’ai dit « tu n’aimes pas quand je parle n’est-ce pas ? »(avec un ton très piquant). D’un coup il a commencé à hurler, mais hurler de rage, « tu veux ma mort ou quoi ? Tu veux me rendre dingue n’est-ce pas ? Tout ce que tu veux est de me faire perdre la tête et que je te frappe, tu attend la prochaine occasion pour que je te tape, comme ça tu va me quitter n’est-ce pas ? Mais je ne vais pas le faire ! ». Il grattait son poignet gauche avec sa main droite, il essayait de se couper avec ses ongles, en même temps qu’il poussait ses cries. Je lui ai crié dessus aussi. J’ai dit ce qu’il ne fallait pas dire « je veux rentrer, ça suffit ». Il m’a piqué mon sac ne voulait pas me donner. Il m’a supplié pour que l’on se calme et que l’on en parle. Je criais comme une hystérique « donne moi mon sac, rend le moi, je veux rentrer ! ». Comme ça en criant on a marché encore cinq dix minutes. Ensuite encore dix minutes sans se parler. Je lui ai dit que je voulais m’asseoir et que ça allait me calmer de rester un peu seule, et fumer, de tremper mes pieds dans le lac etc. Il m’a accordé cette chance, il voulait aller faire un tour pour voir s’il y avaient des choses intéressantes à voir. Pendant ce temps là, je me suis installée, roulé ma cigarette, j’ai mis mes lunettes de soleil, j’ai regardé autour de moi, pleins d’hommes nus se baignaient, se discutaient, se bronzaient, mais il n’y avait aucune femme. Je ne me suis pas sentie mal à l’aise car j’ai compris que dans ce genre d’endroit la plupart des gens se respectaient et personne ne m’a embêté finalement. Après moins de deux minutes il est revenu et a commencé à insister pour que j’aille un peu plus loin avec lui. Il avait repéré un jeune couple et a priori ils avaient l’air assez libertins. 
Je me suis énervée et je lui ai redit que l’on s’était mis d’accord pour qu’il fasse ses coquineries mais pas avec moi. J’étais bien à ma place et que je n’allais pas bouger. Il a commencé à parler fort. J’étais gênée par rapport aux gens qui étaient autour, je lui ai dit de ne pas parler si fort. Il a continué. J’ai commencé à ramasser mes affaires et je voulais lui proposer d’aller plus loin pour nos disputes car en nous connaissant, une telle plage n’était pas propice à ces engueulades. Après avoir ramassé ma serviette, à peine j’étais debout, il a dû croire que j’allais partir sans lui, il m’a prise avec toute sa force dans ses bras et a commencé à avancer vers l’eau. Je criais, je disais « lâche moi », il ne me lâchait pas. Il m’a traînée sur les cailloux (ma tête en avant) toute habillée dans l’eau avec tous mes affaires, sacs, serviettes, chaussures, bouffe, bouquins, tout mais tout. J’ai bien sûre glissé et il m’a enfin balancé dans l’eau. A ce moment précis, mon amour s’est éteint car j’ai vraiment cru qu’il allait me tuer en plein jour au Parc du Miribel devant tous ces vacanciers. Je l’ai cru capable. Avec toute ma force, j’ai hurlé, mais tellement fort que je me suis déchirée la gorge. J’ai avalé de l’eau, une bonne tasse. J’ai reperdu l’équilibre, j’ai failli mourir toute seule à cause de ma panique. Pourtant l’eau ne m’arrivait qu’aux genoux mais à cause du sol en pente et des cailloux glissant avec de la boue du lac, je n’arrivais plus à me remettre debout. Un moment j’ai pu m’asseoir dans l’eau et j’ai commencé à balancer tout ce que j’attrapais. Je ne me souciais pas du tout de le blesser ou quoi que ce soit. Je balançais des caillou, des algues, ma serviette, encore des cailloux, des plus gros cailloux, en visant sa tête, son torse, « Lui » tout simplement. Je ne l’ai heureusement pas eu car j’aurais pu le blesser gravement. Je criais en même temps « ne t’approches pas de moi espèce de pervers ». Tous les hommes de la plage ont cru que Lui m’embêtait et qu’il était un inconnu qui a essayé de me violer ou quelque chose de ce genre. Il a crié que j’étais sa copine. Il avait honte. Il insultait tout le monde. Après il est parti. Alors là, il y a une chose que je ne comprend pas…
 
Même si je tremblais par la suite, même si j’étais toute trempée avec tous mes affaires, pourquoi je ne suis pas partie ? Pourquoi j’ai eu la paresse de refaire la route à pied toute seule pendant une demie heure pour prendre par la suite un bus et ainsi le métro. Qu’est-ce que j’ai espéré de lui pour la suite de la journée ? J’espérais l’excuser ? Je lui en voulais énormément, mais pourquoi je n’ai agi, ni réagi ?
 
Il est revenu une demie heure après. On n’a pas parlé pendant une heure. Après il s’est excusé mille fois et il n’a jamais accepté qu’il a voulu me foutre dans l’eau pour me faire mal. Il a insisté sur le fait qu’il voulait me faire rire en poussant dans l’eau comme ça il allait changer le contexte. En fait, à mon avis il l’a bien réussi. Mais le jour où il a appris que mon amour est mort à ce moment là, il a dû quand même regretter je crois.
 Finalement, comme vous en doutez, nous nous sommes pas séparés, nous nous sommes même baignés ensemble dans le lac, on a fait le retour ensemble et on est allé chez moi pour regarder un film le soir et dormir comme un vieux couple.
Cet événement date du mois de juillet, je crois bien fin juillet. Je ne me souviens pas du tout du reste. Je l’ai quitté le 31 et je suis partie chez ma sœur quelques jours après, pour y rester quelques semaines. Depuis on n’est plus ensemble.
Je n’ai pas encore parlé de toutes ses collections, obsessions, phobies, haines, de son côté raciste, nationaliste, européaniste, ses crises d’angoisse, ses passions…Pour moi, avec lui tout était à l’extrême. En tout cas pour moi c’était trop. J’y reviendrai sûrement.

Après la soirée violente chez Lui, je n’ai plus jamais mis mes pieds dans son appartement. Pour moi c’était un lieu maudit, un révélateur de cauchemar etc. Mais un jour avant de visiter sa mère qui venait de rentrer à la maison après l’opération, il a absolument voulu passer chez lui juste pour récupérer un cadeau. J’en suis sûre et certaine qu’il l’avait laissé exprès ce cadeau pour me faire monter chez lui. J’ai cédé. On est monté et on a commencé à commenter l’actualité, même si je déteste faire ceci avec Lui. On n’a pas été d’accord sur un sujet et j’ai tapé mon pied contre le parquet, un reflex d’énervement que j’ai eu gratuitement. Il a crié « tu ne peux pas faire ceci CHEZ MOI !» en soulignant bien le « chez moi ». Je lui ai répondu « je ne le ferai pas chez TOI alors » et je me suis levée vite pour gagner la sortie. Mon français n’est pas suffisant pour détailler tous ses actes violents, mais en gros, pour m’empêcher de partir il m’a tenue de force, j’étais par terre, traînée par les cheveux, tombée sur plusieurs reprises, ses mains sur mon cou etc etc etc…

On était sur le bout des nerfs, tous les deux. Il a balancé son portable par terre. Il l’a cassé et commencé à pleurer en disant qu’il n’avait pas les moyens d’en racheter. Ça l’a calmé d’un coup, moi aussi. J’ai allumé une cigarette. Je lui ai dit mille fois qu’il fallait qu’il me laisse partir pour que je me calme. Des réactions hystériques de ma part aussi, j’accepte. Il voulait absolument que je le prenne dans mes bras, pour le consoler. J’étais comme un être sans amour. Plus il me demandait si je l’aimais, plus je m’éloignais de lui. Mais je l’aimais encore. Ça m’avait ému de l’avoir vu pleurer à cause de son portable cassé. Il était comme un pauvre enfant. Que d’affection et pitié de ma part. Je confond tout avec de l’amour en général. Même aujourd’hui je ne sais pas si ce n’est pas par pitié et habitude que je suis restée si longtemps avec Lui. Je vais y réfléchir.

Je lui ai dit qu’il m’avait encore frappée. Le plus étonnant, il ne s’en souvenait plus. Cette fois-ci, il n’acceptait pas. Il me disait qu’il voulait me retenir, mais en aucun cas qu’il ne m’a pas frappé. Alors je lui disais qu’il m’avait resserré le cou, il ouvrait grand ses yeux, et il me disais « ah bon ? ». Je lui ai dit encore que la prochaine fois j’appellerai la police. Il avait peur mais il savait que je n’en étais pas capable.

Je crois bien que ça a été ma dernière visite chez Lui depuis cette histoire. Il n’a plus jamais voulu d’en reparler. Jusqu’à ce que…

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